dimanche 28 octobre 2007

je viens de lire...


"Vous nous rejoignez dans la cuisine. Maud avait fait griller du pain. Le café passait dans son flitre. Une agreeable odeur de brulé baignait la piece. Le journal local était ouvert sur la table de bois."


"Je ne pouvais lui raconter les réveils à deux, tout le reste, les rigolades, les surnoms qui deviennent très vite ridicules, les taxis sous la pluie, les manteaux jetés sur le canapé, les coups de sonnette à huit heures du soir. Ou les restaurants, les tables du fond, les petits pains enroulés dans leer serviette. Comment décrire cela, ce que c´etait d´attendre dans un aéroport, de scruter l´écran des arribes, les petites lettres planches qui defilaient en cascade? Je ne pouvais pas lui parler de la comprensión, des supplements du dimanche qu´on se dispute, des grosses chaussettes de coton blanc, du telephone debranche, des mains serrees dans le noir au cinema, de paris en septembre."

"Des qu´il neige a paris, je revéis les pentes vierges du matin avant l´ouverture, j´entends à nouveau le fracas métallique des teleskis, le grondement de la dameuse, le bruit des carres sur les plaques de verglas. J´ai vingt ans; ma jambe est encore intacte…"

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